Un article du Monde relevé qu'un grand journal japonais avait publié des poêmes d'un sans-abri. La qualité de ses
écrits ont été célébrés, mais l'auteur se dérobe et n'est pas en état, pour l'instant, de se joindre à la fête. C'est une tendance lourde, l'intérêt pour les écrits prolétaires et sous
prolétaires avec notamment la ré-édition de "Kaniko sen", dont les ventes ont dépassé le million.
J'ai pensé à un autre recueil de poêmes qui a été publié par Pedro Meca des "les compagnons de la Nuit". Pour la route
en voilà un extrait :
"Le temps
Le temps c'est la vie,
alors j'ai décidé de lui écrire. Voilà.
Je t'écris, je t'écris ma vie
parce qu'un téléphone ça m'ennuie,
conventions méphistophéliques
pour des malentendus comiques.
Je t'écris ma vie
pour te dire "je t'aime"
et puis pour avoir une réponse
que je pourrais garder, chercher sous mon oreiller
ou au fond d'une boîte à thé.
Sinon j'en ferai un découpage,
une ribambelle de personnages
une jolie cocotte, une fusée.
J'ai déjà toute une collective
de cocottes et de papillons,
faits avec des lettres d'amour
que j'épingle à mon abat-jour.
Je te dis, je dis ma vie,
ma plume trempée dans du whisky,
dans du cognac, dans du gin,
dans l'eau des fleurs que tu m'as offertes,
dans un lait démaquillant peut-être,
dans un peu d'Ajax ammoniaqué.
J'ai pas un grain, je suis cinglé,
mais sous ma plume j'ai du brouillard,
des mots qui s'égarent.
Je t'écris, je t'écris ma vie,
pleine de fautes d'orthographe, tant pis,
tant pis, tant pis, si tu m'oublies,
j'aurais peut-être une autre vie,
mais je voudrais un réponse de toi
une petite réponse rien que pour moi.
Je t'écris, je t'écris,
Je t'aime ma vie.
Erick"
Par David-Antoine Malinas
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79 900 chômeurs en plus en France selon le ministère de l'emploi, soit 2.38 millions de personnes.
Sont comptées comme chômeurs les personnes qui sont à la recherche d'un temps plein (que se soit un CDD ou de l'intérim) ou d'un CDI et qui ont travaillé moins d'un mi-temps dans le mois.
Si on ajoute les personnes qui sont inscrites mais exercent une activité réduite, on obtient le chiffre de 3.4 millions.
Entre janvier et décembre 2008, la hausse était de 217 000. Pour l'année 2008, la hausse touche surtout les jeunes (c'est-à-dire les moins de 25 ans)- + 23% en 2008, la seconde plus forte hausse
concerne les 25-45 ans + 14% -, et les hommes - +21% en un an, + 8% pour les femmes.
Par David-Antoine Malinas
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selon la note de conjoncture de l'INSEE (pour les six premiers mois de l'année de 2009) :
L'accès se situe ici :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=3&page=note.htm
Pour la France
On retient :
- Contraction du PIB pour la première moitié de l'année 2009 de -2.9, ce qui annéantit le record de 1993, -0.9.
- Pertes d'emploi : 387 000 postes détruits sur six mois. Seul la création d'emploi dans le secteur non marchand pourrait compenser cet effcondrement.
- 281 000 chômeurs de plus sur cette période et un taux de chômage à 8.8 pour cent. Pour la première fois, hausse du nombre de personne qui renonce à entrer
sur le marché du travail.
- Les jeunes seraient particulièrement touchés : augmentation rapide de leur taux de chômage. au cours de l'année 2008, le taux de chômage des 15-24 ans a
augmenté de près de 3 pour cent alors qu'il n'a augmenté que de 0.4 pour cent pour les adultes (et a été plus tardive, mais c'est lié aux types d'emploi il me semble).
L'Insee souligne :
"Il n'est pas certain, enfin, que la pertinence des outils d’analyse confectionnés à partir d’évolutions « moyennes » de la conjoncture soit préservée dans
des circonstances exceptionnelles comme celles que nous vivons. L’incertitude inhérente aux exercices de prévision s’en trouve probablement accrue."
Pour le Japon
la note souligne (http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archives/mars2009_f3.pdf):
- contraction sans précédent des exportations : -13.8 pour cent au dernier trimestre 2008, -12 pour cent (prévision) pour le premier trimestre 2009, -3 pour
cent pour le deuxième trimstre.
- effondrement de l'utilisaton des capacité de production : 78 pour cent en décembre 2008 (on était a 100 pour cent quelques mois auparavent) soit son plus
bas niveau depuis 1968.
- contraction du commerce mondial + appréciation du yen + baisse des salaires + licenciement ou non renouvellement des contrats de travail = retour de la
déflation
Eclairage : le secteur automobile
Je voulais m'arrêter là mais il y avait également un éclairage très intéressant sur les conséquences de la crise sur le secteur économique, avec des informations comparatives sur le Japon.
Tout d'abord, la baisse des exportations japonaises, qui commence bien avant la crise (graphique 1):
graphique 1 - Evolution des exportations japonaises d'automobiles
Ensuite l'impact sur l'évolution du PIB :
Tout d'abord, en ce qui concerne la contribution directe du secteur automobile (on ne prend en compte que la production finale, la voiture, et pas les productions intérmédiaires nécessaires pour
produire la voiture et qui est déléguée à d'autres entreprises).
graphique 2- contribution directe négative à la croissance du PIB
On constate que le Japon est l'un des pays, avec l'allemagne, dans lequel l'industrie automobile à un fort impact négatif sur le PIB, respectivement -0.3 et -0.5. Dans les deux pays, le secteur
automobile a un poids important dans l'économie, respectivement 2 et 3 pour cent du PIB.
Ensuite en ce qui concerne la contribution totale (on prend en compte les intermédiaires).
Le Japon est l'un des pays les plus touchés par l'effondrement du marché automobile avec une contribution totale à la croissance du PIB de -1.5 pour l'année 2008. Le "multipplicateur de valeur
ajoutée" - qui prend en compte l'ensemble des consommations intermédiaires (boîte de vitesse, airbag, pneus etc...) pour produire une automobile - est le plus fort de tous les pays développés
soit 4.1, ce qui signifie que la crise économique se répercute sur l'ensemble des fournisseurs intérmédiaires qui contrairement à d'autres pays sont pour la majorité situés sur le territoire
national (et souvent intégrés dans les mêmes régions).
Par David-Antoine Malinas
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