Lundi 25 décembre 2006
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Voilà le sommaire, avec une contribution de votre serviteur (premier papier publié avec comité de lecture, on ouvre le Champomy !)
Le Japon aujourd'hui La puissance d'innover Editorial De civilisation à civilisation, Yves Charles Zarka I. Dossier :
Le Japon aujourd'hui La puissance d'innover Gilles Campagnolo,
Présentation Katsuya Takahashi,
Le jeu dangereux du nationalisme : les Japonais à l'épreuve de leur rivalité avec la Chine Hiroo Nakamura,
Le pacifisme de la Constitution japonaise est-il un simple optimisme ou une lumière au XXIe siècle ? Gilles Campagnolo,
Comment la société japonaise se relève après la crise David Malinas, Exclus et précaires dans le Japon contemporain. Caractéristique et analyse du phénomène sans-abri au Japon (c'est moi !!) Tsuyoshi Nakai,
L'économie japonaise en mutation : les relations avec la France Jean-Marie Bouissou,
Pourquoi aimons-nous le manga ? Une approche économique du nouveau soft power japonais Jean-Michel Durafour,
Matatabi : vers le cinéma japonais contemporain Kaori Kasai,
Le Sumo d'aujourd'hui est-il encore un sport national ou déjà international ?
II. Entretiens Un partisan de José Bové au Japon. Entretien avec Masataka Ishiguro. Propos recueillis par Gilles Campagnolo
Un écrivain engagé. Entretien avec Otohiko Kaga. Propos recueillis par Gilles Campagnolo
Être acteur de Nô aujourd'hui. Entretien avec Akio Shiotsu, école Kita (Tokyo). Propos recueillis par Gilles Campagnolo
III. Grand article
Otohiko Kaga,
Sur les condamnés à mort au Japon. Textes choisis, inédits en français. Traduits du japonais et présentés par Kaori Kasai
IV. Varia
Betty Rojtman,
La double mort de Moïse
V. Recensions
Olivier Jouanjan,
Une histoire de la pensée juridique en Allemagne (1800-1918) (par Raphaël Draï)
Joseph Cohen,
Le Spectre juif de Hegel (par Raphaël Draï)
Si certains sont intéressés par des copies de mon article, vous pouvez me laisser un message.
Par David Malinas
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Lundi 22 janvier 2007
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21:23
L'article que j'ai écrit pour Cité a été sélectionné pour figurer dans un numéro spécial de problèmes économiques. J'étais très heureux, figurer sur la piste à côté de The economist c'est toujours gratifiant et j'ai eu plaisir à relire l'article de Bernard Thomann.
mais on ne peut que regretter :
- que persone n'ait pris la peine d'avertir l'auteur.
- que le résumé soit complètement à côté de la problématique de l'article qu'il résume.
- que personne ne prenne la peine de répondre au courrier qu'on envoie.
j'étais quand même content...
Par David Malinas
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Mercredi 18 juillet 2007
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07:09
J'ai finalement réussi à finir d'écrire ma thèse de science politique intitulée "protestation et résistance
dans le Japon contemporain, la mobilisation des sans-abri ( Tokyo - Shinjuku)". J'ai soutenu le 3 juillet 2007.
Ceux qui souhaiteraient avoir un exemplaire de la thèse (par mail), n'hésitez pas à me contacter. Elle sera archivée et accessible à la bibliothèque du troisième cycle de science politique
de Paris 1 à partir de septembre.
Grâce à une bourse de la Maison Franco-Japonaise, je vais pouvoir continuer à travailler sur le croisement de
thématique pauvreté et action collective au Japon. Les choses semblent avoir beaucoup évoluées depuis que j'ai quitté le terrain il y a deux ans pour écrire la thèse. La multiplications des
situations de pauvreté et de mobilisation permet d'envisager une analyse transversale qui fait appel aux acquis de la recherche sur le réseau.
Par David Malinas
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Lundi 22 octobre 2007
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13:06
Voici la présentation que j'ai faite lors de la journée francophone de la recherche.
Vendredi 19 octobre 2007 Journée Francophone de la Recherche, National Institute of informatics 16:30 - 18 :30
Une politique publique d'incitation civile :
les centres d'aide à l'autonomie pour les sans-abri au Japon.
Par David Malinas
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Samedi 27 octobre 2007
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27
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09:44
Suite à mon intervention (vidéo accessible ici), il y a eu une question à laquelle je vais répondre un peu plus précisément à l'écrit.Une première question portait sur l'influence de la SRK sur les journaux. L'éviction des sans-abri du souterrain a, en effet, reçu une très large médiatisation tant des médias visuels que écrits. Comment expliquer l'importance dans les médias qu'a pris un évènement sporadique, qui concerne une population infime de la population japonais ?Tout d'abord, il faut considérer le fait qu'une partie des militants s'est investie consciencieusement pour attirer l'attention des médias. Le plan d'éviction a été rendu public de nombreux mois avant l'éviction proprement dit. L'éviction a eu lieu en janvier 1996 et le plan d'éviction a été annoncé à la fin de l'été 1995. Il y a eu une période de plusieurs mois, pendant laquelle, la SRK a essayé et réussi à attirer l'attention sur cette politique en organisant plusieurs manifestations.Ensuite, les sans-abri, et plus particulièrement encore les sans-abri de Shinjuku, per se ont attiré l'attention des médias. C'était un nouveau phénomène qui s'expliquait difficilement dans une société qui croyait encore à son modèle égalitaire. Pour le meilleur comme pour le pire il y avait un débat public concernant la présence de ces personnes dans la rue, débat qui avait, bien sûr, une visibilité dans les médias. Par exemple, en 1989, je pense qu'il y a eu le tout premier reportage de la NHK sur le phénomène des sans-abri à Ueno. Des sans-abri, dans des boîtes en carton, c'était du jamais vu, mais il y avait encore beaucoup de méconnaissance, et la conclusion du présentateur est assez représentatrice : " chacun peut vivre comme il veut". Cette phrase en dit autant sur les péjugés concernant la pauvreté choisie que sur la croyance dans un système qui assure sa place à tous et à chacun. Shinjuku, d'un point de vue de la logique médiatique, c'était encore plus intéressant, car il y avait un contraste saisissant entre le quartier ouest de Shinjuku, représentant la réussite internationale du Japon avec son îlot de gratte-ciel, ( 'les gratte-ciel symbolisent (...) le triomphe du monde des affaires et d'une certaine conception de la technique", encyclopédie multimédia hachette), et, dans les souterrains de cet ensemble, les sans-abri avec leurs tentes de carton. Il y avait une confrontation des genres qui était spectaculaire.Il était donc peut-être moins difficile pour la SRK d'attirer l'attention des médias que pour d'autres catégories de personnes (par exemple les handicapés) car il y avait déjà un éclairage de la part des médias sur cette question. Ce qui a été probablement plus difficile, mais qui a été facilité par l' "amateurisme" des autorités, c'est de réussir à diriger le sentiment d'antipathie qui s'exprimait de la part de l'opinion publique à l'encontre des sans-abri en un sentiment d'antipathie à l'encontre de la Mairie de Tokyo (et là on repart, en partie, sur l'influence de la SRK sur le coût économique et l'inefficacité de la politique d'éviction).Le jour de l'éviction a été particulièrement important pour obtenir le soutien de l'opinion publique et déligitimer les autorités. Les images de l'éviction, avec la police, pas l'administration, mais la police avec les policiers anti-émeute, qui interviennent contre des sans-abri - pour l'opinion, il n'y a pas de différence entre les sans-abri et les soutiens aux sans-abri -, ont été relayées par tous les médias et ont entraîné une protestation sinon massive, du moins visible et quantifiable de l'opinion publique. Je pense que ce doit être noté parce que c'est la première fois que l'opinion publique a réagi, en tout cas indirectement, en faveur des sans-abri au Japon. Maintenant, il est très claire que la SRK a été dépassée par le résultat de son travail sur les médias. Elle ne pensait pas que le "retour sur investissement" serait aussi important. Et pour aller dans le détail de cette histoire, il n'y avait pas décision unanime sur l'attitude à avoir le jour de l'éviction : fallait-il s'esquiver avant que les autorités arrivent, fallait-il résister, mais à ce moment là, avec quels moyens, et avec quelle force : résister pacifiquement ou résister violemment. Les personnes qui au sein de la SRK s'étaient occupées à intéresser les médias à cette affaire ne souhaitaient pas qu'une résistance se développe et préféraient quitter les lieux avant l'intervention de la police. Dans la confusion de l'intervention de la police, il y avait, en effet, un risque de débordement qui pouvait mettre à bas tout le travail jusqu'alors réalisé pour obtenir le soutien de l'opinion publique. D'autant plus que ceux qui souhaitaient résister avait une longue expérience des luttes violentes. Donc la crainte était vraiment justifiée. Mais finalement, il y a eu un consensus sur une résistance pacifique, un sit-in, donc personne n'aurait pu, alors, prévoir l'effet du traitement par les médias.
Par David Malinas
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