La bourse du Collège Doctoral Franco-Japonais

Publié le par David Malinas

Structures

Un consortium d’établissements universitaires français (53 établissements aujourd’hui) et un consortium d’établissements universitaires japonais (33 établissements actuellement) ont été constitués.


Dispositif


Le dispositif concerne :

  • Le dispositif concerne les trois années de doctorat.
  • Les étudiants partent entre 6 et 11 mois dans le pays partenaire (en principe la deuxième année).
  • Ils perçoivent une bourse du MAE pendant la durée de leur séjour à l’étranger (1000 euros/mois pendant 11 mois maximum).
  • L’année qui précède leur départ, les étudiants reçoivent, dans leur pays d’origine, une formation culturelle et linguistique nécessaire à leur séjour.
  • Les étudiants restent inscrits dans leur université d’origine pendant la durée de leur doctorat, l’autre pays ne pouvant prétendre ni aux droits d’inscription, ni aux frais d’examen, ni encore aux frais de scolarité.
  • L’établissement qui reçoit un doctorant du consortium partenaire doit lui faciliter dans la mesure du possible, les démarches administratives pour le logement, l’obtention du visa ...

Reconnaissance mutuelle

  • Le doctorat peut se faire en co-direction ou en co-tutelle de thèse.
  • Le co-directeur partenaire est habilité à participer au jury de thèse après approbation de l’établissement d’origine.
  • Le traitement, la validation des unités de valeur, les résultats et la durée de la recherche relèvent du règlement de l’université d’origine de l’étudiant.
  • Les établissements d’accueil s’engagent à fournir à l’étudiant sélectionné tout document nécessaire à la validation de son diplôme.

Calendrier

15 mars 2007 : date limite d’envoi des dossiers de candidatures
début avril 2007 : réunion du Comité français de pilotage – sélection des candidats
fin avril 2007 : début des procédures administratives pour le départ des lauréats
entre septembre 2007 et décembre 2007 : départ des candidats sélectionnés pour le Japon


Composition du dossier
Fiche d’inscription dûment remplie (document à télécharger sur le site de l'égide)
CV du candidat
Lettre d’acceptation du codirecteur/établissement japonais
Copie de l’attestation de financement doctoral français (si il y a lieu)
Photocopie de la carte d’étudiant

Dossier complet à envoyer à :
Virginie Sément – CDFJ
Conférence des Présidents d’Université
103 Boulevard St Michel
75005 Paris

Renseignements

  • Si vous êtes étudiant, candidat à une bourse du CDFJ, vous pouvez contacter :
    Natacha Ephimoff Ministère des Affaires étrangères (bureau de la mobilité étudiante)
    Tél. : +33(0) 1 43 17 83 63
    E-mail : natacha.ephimoff@diplomatie.gouv.fr

  • Si vous êtes représentant d'université ou établissement d'enseignement supérieur, vous pouvez contacter :
    Virginie Sément, Conférence des Présidents d'Université
    Tél.: +33 (0)1 44 32 90 11
    E-mail: Virginie.Sement@cpu.fr


Remarques

Soyez particulièrement vigilant avec cette bourse qui est encore "nouvelle" dans ses dispositifs. Il apparait ainsi :
  • Que le non-cumul des bourses est compris de manière extensif. Si vous avez eu la bourse du CDFJ, vous n'êtes plus éligible pour une bourse EGIDE (bourse Lavoisier Japon) jusqu'à la fin de vos années doctorales .
  • Que pour l'instant, il est possible d'envisager une codirection mais pas de cotutelle. c'est-à-dire que lorsque vous êtes accueilli par un établissement japonais, vous n'êtes pas officiellement un étudiant de cette université, seulement une sorte de chercheur invité (tokubetsu kenkyûsei ou kenkyûsei). Ce qui signifie que la plupart des bourses privées, comme l' Itoen HISF ne peuvent pas être demandées.
  • Que vous ne pouvez pas prétendre à l'assurance maladie japonaise (seulement l'assurance maladie de la bourse égide), à cause de la durée inférieure à un an (semblerait-il).
On ne peut que regretter que ce dispositif qui se veut d'excellence ne donne autant de moyens et de sécurité que d'autres bourses accessibles à des doctorants de qualité.
Le dispositif pourrait être amélioré. Il pourrait être envisagé  :
  • De réduire le non-cumul à la seule année où le doctorant reçoit la bourse.
  • De pouvoir envisager la co-tutelle.
  • ou bien d'étendre à douze mois la durée de la bourse afin de pouvoir accéder à la sécurité sociale japonaise.

Publié dans Bourses-Financements

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F 23/03/2007 15:43

Je ne voudrais pas mordre la main qui me nourrit mais ce programme est loin d\\\'etre encore au point et surtout pas a la hauteur de sa pretention. De fait, si environ la moitie seulement des bourses disponibles sont attribuees, fautes de postulant, ce n\\\'est pas sans raison ( peu etre que distribuer moins de bourse mais avec une meilleure prestation serait une bonne idee). Certe c\\\'est un financement, et c\\\'est de l\\\'argent pour realiser son terrain, mais il ne vaut mieux pas le comparer avec les programmes bilateraux finances par le gouvernement Japonais ( auxquels on ne pourra plus avoir acces apres etre entre dans le programme du college doctoral). un des problemes est donc financier: si 1000 euros par mois permettent de survivre au Japon il faut savoir qu\\\'avec cet argent il faut payer les billets d\\\'avion, resultat environs deux mois de bourses disparaissent... ( pour ceux qui ne partent que deux mois ...le calcul est vite fait), ensuite il faut payer une assurance en France pour pouvoir recevoir la bourse ( assurance qui peut etre celle proposee par l\\\'egide entre 200 et 300 euros pour 11 mois). Comme il est indique dans l\\\'article nous n\\\'avons pas droit a l\\\'assurance sociale japonaise qui pourtant est plus pratique qu\\\'une assurance qui n\\\'a pas de representant direct au Japon et qui necessite de telephoner en France pour savoir quoi faire quand on a un probleme de sante. De plus le statut dans l\\\'universite aussi n\\\'est pas tres enviable. C\\\'est celui de kenkyusei, ce qui veut dire que l\\\'on a pas une veritable carte d\\\'etudiant mais une carte batarde qui ne donne pas par exemple un acces direct a la bibliotheque ( du moins dans mon cas) et qui ne permet pas d\\\'avoir les reductions sur les transports en commun ( train, metro, shinkansen etc) . Pensez y si votre terrain neccessite une grande mobilite cela vous coutera tres cher ( trop cher par rapport a la bourse) et vous obligera a trouver un revenu supplementaire. Dans son etat actuel , le programme ne donne aucun droit dans l\\\'universite d\\\'accueil. Et c\\\'est dommage. On a beau participer aux labos, etc etc on reste a bien des egards a l\\\'exterieur de cette universite d\\\'accueil, sans veritable possibilite d\\\'integrer le programme doctoral puisque si on passe l\\\'examen d\\\'entree pour devenir insei ( ce qui tres faisable) il faudra alors payer les frais d\\\'universites ( .. on en revient on meme probleme). J\\\'en arrive donc a la question de la codirection. Qu\\\'est ce qu\\\'une codirection.. pas grand chose en fait. Un Professeur de l\\\'universite japonaise d\\\'accueil dois participer au jury de these avec un titre theorique de directeur, mais vu que le diplome n\\\'est pas reconnu dans l\\\'universite japonaise c\\\'est en fait tres factice. De plus il faut savoir que le Ministere de l\\\'Education en France pousse et valorise les these en cotutelles. Cela se ressent nettement sur les carrieres. LE Japon est actuellement le parents pauvre des cotutelles. Il faudrait vraiment accelerer les choses et utiliser le college doctoral comme base. (Si quelqu un a reussi a monter une cotutelle au Japon je vous en prie faites moi signe). Le college doctoral dans mon cas n\\\'a pas aide a faire aboutir le dossier de cotutelle ( il est vrai que l on est informes des le depart). Il faut dire que les universites francaises ne font guere d\\\'effort. A l\\\'Ehess le dossier , les explications, etc tout etait en Francais. Enfin meme avec une traduction assermente mon dossier a ete \\\'\\\' perdu\\\'\\\' dans les meandres de l\\\'administration ( la France me disant de me debrouiller avec le Japon et le Japon reclamant des accords prealables avec la France ... ce qui n\\\'a pas de sens vu que la cotutelle est un accord individuel, au cas par cas) . Un des vrai probleme de cette bourse c\\\'est qu\\\' elle est restrictive, elle ferme des portes plus qu\\\'elle n\\\'en ouvre. Elle empeche d\\\'avoir acces aux autres bourses pour le Japon de l\\\'egide, donc l\\\'essentiel de ce qui est normalement accessible de France ( oui, il y a d\\\'autres bourses je sais). L\\\'egide considere que le programme s\\\'etant sur trois ans. C\\\'Est pas mal... au mieux 1000 euros sur 11 mois pour vivre pendant trois ans... je pense que les personnes qui donnent des bourses oublient que cela sert avant tout aux etudiants chercheurs a vivre! on ne mange pas que du papier d\\\'archives !!!.
Enfin, je pense que cette bourse est representative de la tendance actuelle: elle oblige a tenir le temps d\\\'une these en trois ans, et elle favorise les sciences \\\'\\\'dures\\\'\\\' dont les contraintes du terrain sont bien differentes de celles des sciences sociales.

David Malinas 23/03/2007 16:02

^ Juste un petit travail d'edition pour rendre la réponse plus lisible; problème avec les macs à mon avis...Je ne voudrais pas mordre la main qui me nourrit mais ce programme est loin d'etre encore au point et surtout pas a la hauteur de sa pretention. De fait, si environ la moitie seulement des bourses disponibles sont attribuees, fautes de postulant, ce n'est pas sans raison ( peu etre que distribuer moins de bourse mais avec une meilleure prestation serait une bonne idee). Certe c'est un financement, et c'est de l'argent pour realiser son terrain, mais il ne vaut mieux pas le comparer avec les programmes bilateraux finances par le gouvernement Japonais ( auxquels on ne pourra plus avoir acces apres etre entre dans le programme du college doctoral). un des problemes est donc financier: si 1000 euros par mois permettent de survivre au Japon il faut savoir qu'avec cet argent il faut payer les billets d'avion, resultat environs deux mois de bourses disparaissent... ( pour ceux qui ne partent que deux mois ...le calcul est vite fait), ensuite il faut payer une assurance en France pour pouvoir recevoir la bourse ( assurance qui peut etre celle proposee par l'egide entre 200 et 300 euros pour 11 mois). Comme il est indique dans l'article nous n'avons pas droit a l'assurance sociale japonaise qui pourtant est plus pratique qu'une assurance qui n'a pas de representant direct au Japon et qui necessite de telephoner en France pour savoir quoi faire quand on a un probleme de sante. De plus le statut dans l'universite aussi n'est pas tres enviable. C'est celui de kenkyusei, ce qui veut dire que l'on a pas une veritable carte d'etudiant mais une carte batarde qui ne donne pas par exemple un acces direct a la bibliotheque ( du moins dans mon cas) et qui ne permet pas d'avoir les reductions sur les transports en commun ( train, metro, shinkansen etc) . Pensez y si votre terrain neccessite une grande mobilite cela vous coutera tres cher ( trop cher par rapport a la bourse) et vous obligera a trouver un revenu supplementaire. Dans son etat actuel , le programme ne donne aucun droit dans l'universite d'accueil. Et c'est dommage. On a beau participer aux labos, etc etc on reste a bien des egards a l'exterieur de cette universite d'accueil, sans veritable possibilite d'integrer le programme doctoral puisque si on passe l'examen d'entree pour devenir insei ( ce qui tres faisable) il faudra alors payer les frais d'universites ( .. on en revient on meme probleme). J'en arrive donc a la question de la codirection. Qu'est ce qu'une codirection.. pas grand chose en fait. Un Professeur de l'universite japonaise d'accueil dois participer au jury de these avec un titre theorique de directeur, mais vu que le diplome n'est pas reconnu dans l'universite japonaise c'est en fait tres factice. De plus il faut savoir que le Ministere de l'Education en France pousse et valorise les these en cotutelles. Cela se ressent nettement sur les carrieres. Le Japon est actuellement le parents pauvre des cotutelles. Il faudrait vraiment accelerer les choses et utiliser le college doctoral comme base. (Si quelqu un a reussi a monter une cotutelle au Japon je vous en prie faites moi signe). Le college doctoral dans mon cas n'a pas aide a faire aboutir le dossier de cotutelle ( il est vrai que l on est informes des le depart). Il faut dire que les universites francaises ne font guere d'effort. A l'Ehess le dossier , les explications, etc tout etait en Francais. Enfin meme avec une traduction assermente mon dossier a ete '' perdu'' dans les meandres de l'administration ( la France me disant de me debrouiller avec le Japon et le Japon reclamant des accords prealables avec la France ... ce qui n'a pas de sens vu que la cotutelle est un accord individuel, au cas par cas) . Un des vrai probleme de cette bourse c'est qu' elle est restrictive, elle ferme des portes plus qu'elle n'en ouvre. Elle empeche d'avoir acces aux autres bourses pour le Japon de l'egide, donc l'essentiel de ce qui est normalement accessible de France ( oui, il y a d'autres bourses je sais). L'egide considere que le programme s'etant sur trois ans. C'est pas mal... au mieux 1000 euros sur 11 mois pour vivre pendant trois ans... je pense que les personnes qui donnent des bourses oublient que cela sert avant tout aux etudiants chercheurs a vivre! on ne mange pas que du papier d'archives !!!. Enfin, je pense que cette bourse est representative de la tendance actuelle: elle oblige a tenir le temps d'une these en trois ans, et elle favorise les sciences ''dures'' dont les contraintes du terrain sont bien differentes de celles des sciences sociales.